Propos sur la pédophilie : le cardinal Napier s'excuse sur Twitter


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Edité par F.A. le 18 mars 2013 à 09h27 , mis à jour le 18 mars 2013 à 09h42.
INSTITUTIONS
Le cardinal sud-africain avait affirmé samedi que la pédophilie devait être traitée comme une "maladie" et non comme un crime. "Ce qui doit être puni, c'est le crime d'abus sexuel contre des enfants", souligne-t-il désormais, expliquant que ses propos ont été mal interprétés.

"I apologise to Victims of Child Abuse offended by misstatement of what was & still is my concern about all abused including abused abuser" ("Je présente mes excuses aux victimes d'abus sexuels pendant leur enfance offensés par la mauvaise interprétation de ce qu'est ma préoccupation, qui s'adresse à tous ceux qui sont victimes d'abus, y compris les auteurs qui sont eux-mêmes des victimes").

C'est par ce tweet, le dernier d'une série de sept écrits lundi matin, que le cardinal Wilfried Napier, qui a participé auconclave ayant abouti à l'élection du pape François, espère éteindre la polémique créée par des propos tenus samedi lors d'une interview télévisée. "Je crois que tous les dictionnaires confirment que la pédophilie est un trouble médical. Ce qui est un crime, c'est l'abus sexuel d'enfants. La pédophilie doit donc être soignée. Ce qui doit être puni, c'est le crime d'abus sexuel contre des enfants", écrit-il également dans l'un des messages.

Déjà critiqué par le passé

Le cardinal, archevêque de Durban, en Afrique du Sud, avait été critiqué au début des années 2000 pour sa passivité face à un scandale de prêtres pédophiles, en refusant d'expulser les coupables de l'Eglise sud-africaine. Des propos tenus samedi dans une interview diffusée par la BCC avait rapidement remis cette attitude ambiguë sur le devant de la scène. "D'expérience, la pédophilie est vraiment une maladie, ce n'est pas un problème criminel, c'est une maladie. C'est une maladie psychologique. Que faites-vous avec les maladies ? Vous devez essayer de les guérir. Si moi, en tant qu'individu normal, je choisis sciemment de violer la loi, je dois être puni", soulignait le prélat dans l'entretien.

Il indiquait notamment qu'il connaissait deux prêtres qui avaient été victimes d'abus sexuels dans leur enfance et qui étaient ensuite eux-mêmes devenus pédophiles. "Ne me dites pas que ces personnes sont pénalement responsables au même titre que quelqu'un qui choisit de faire cela. Je ne pense pas qu'on puisse estimer qu'une personne mérite d'être punie quand elle a elle-même été blessée", avait-il conclu.

"Ironie suprême"

Malgré son mea-culpa, le cardinal Napier critique néanmoins ses détracteurs. "C'est là l'ironie suprême : j'ai soulevé la question de la victime qui commet ensuite des abus, et on m'accuse d'être insensible aux souffrances des victimes", note-t-il ainsi dans le premier de ses 7 tweets de lundi matin.





albertonmardi 19 mars 2013 - 03:42:37

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